Friday, 30 July 2010
La remontée vers Valdes et Iguaçu E-mail Imprimer
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Thursday, 20 May 2010

Argentine dernière : Du Perito Moreno à Buenos Aires

La galère ! Cela fait quatre jours que nous avons quitté Ludo et Jérôme pour monter à Valdez voir les pingouins qui n'y sont peut être déjà plus, mais tant pis, nous n'aurons pas de remords, quatre jours que nous avons rejoins la côte atlantique et que nous luttons contre le vent, un vent violent qui souffle du sud ouest à plus de cent vingt kilomètres par heure et qui couche le camping car. Je conduis avec le volant braqué avec un angle de vingt degrés à gauche pour en compenser les effets. Sur le toit, j'ai dû sangler l'antenne satellite et les lanterneaux (fenêtres) qui menaçaient de s'arracher.

A Puerto San Julian, nous rencontrons par hasard Patrice et sa famille qui descendent comme des fous à Ushuaia. Nous les avions quitté à Uyuni en Bolivie. Ils ont pris du retard et tentent de le rattraper. Nous leur souhaitons bonne chance en espérant que le temps leur sera clément.

Un petit arrêt ravitaillement à quelques kilomètres de Punta Tomba nous donne le moral. D'après le pompiste il doit rester des pingouins. Nous y arrivons de nuit et nous installons à côté de la maison du ranger. Tout semble désert, pas de bonne augure. Au petit matin nous nous préparons tout excités et rencontrons le ranger qui est arrivé dans la nuit. Douche froide ! Le dernier pingouin a quitté la colonie, la plus importante d'argentine, il y a quelques jours seulement. Il n'y a plus rien à voir.

Demi-tour direction Punta Loma à quelques kilomètres de Puerto Madryn. Nous nous installons pour l'après midi au dessus d'une colonie d'otaries qui a élu domicile sur la grève sous une falaise. Elles nous gratifient de ballets aquatiques impressionnants, quelle aisance dans les figures. Une mère rentre de la pêche et appelle son petit resté sur la grève, c'est l'heure de la leçon de natation. Le petit attend, il a faim. La mère intransigeante ne sort pas de l'eau et au bout d'une minute le petit la rejoint dans moins d'un mètre d'eau et c'est parti pour cinquante mètre de nage saccadée. Par moments le jeune tente de grimper sur le dos de la mère qui le repousse. Il avance comme un chien. Ouf la leçon est terminée et le petit a droit à sa récompense : une bonne tétée. Et moi qui pensais que la nage était innée chez les otaries. Ce soir je me coucherai moins ignorant. Au loin, quelques pingouins lissent leurs plumes. A cette époque ils ont quitté la terre ferme pour vivre dans l'eau et n'y reviendront que pour la prochaine nichée.

       

       

 

Malgré l'absence de pingouins nous décidons d'aller à quand même à Valdes, on ne sait jamais. La péninsule abrite sur ses côtes de nombreux animaux marins. A la pointe nord, nous surplombons deux troupeaux d'otaries et avons sympathisé avec deux ou trois tatous qui nous suivent partout. Marrant ces petites bestioles ! Nous attendons le temps de la marée haute car avec un peu de chance nous pourrons apercevoir des orques venir chasser l'otarie. Nous n'avons pas de chance !

       

         

Plus au sud, un endroit est réputé pour abriter une colonie de pingouins, nous nous y rendons bien que le ranger nous ait dit que le dernier pingouin a quitté la terre il y a quatre jours. A première vue rien, la falaise est vide, mais en regardant bien les petits buissons, je remarque une tache noire et blanche. Serait-ce ce fameux pingouin qui serait revenu à l'insu des gardes. Nous bravons un interdit et franchissons les barrières et dévalons rapidement la pente abrupte percée des dizaines de trous que les pingouins ont creusés pour pouvoir y pondre tranquillement, ils sont encore tapissés d'un duvet d'une extrême douceur. J'en prends sans hésiter une bonne poignée souvenir. Au point où nous en sommes...

       

C'est bien lui, nous le découvrons tout timide sous le buisson. Il nous dévisage avec un petit air tout mignon. Séance photos immédiate à laquelle il se prête volontiers. Nous aimerions le caresser mais nous nous en abstenons et nous nous éloignons pour ne pas trop le déranger. Pourquoi n'est il pas parti avec le gros de la colonie ? Mystère !

Un peu plus au sud, nous regardons de loin une colonie d'éléphants de mer qui lézardent sur la plage. Nous sommes trop loin, bien trop loin, mais ce n'est pas grave, nous avons encore le souvenir des centaines d'éléphants de mer de Californie que nous avions approchés à deux ou trois mètres. Un renard nous accompagne pour le retour vers le véhicule.

       

Il est temps de reprendre la route. Iguaçu est encore loin.

Aujourd'hui un changement est apparu dans le paysage, l'herbe en touffes à moutons et la rocaille  ont disparu progressivement du paysage pour laisser place à un maquis bas et buissonneux. Nous franchissons le rio Colorado et pénétrons dans la pampa, vaste plaine  du centre du pays, plus grande que notre pays, à l'herbe drue et haute qui abrite une grande partie du cheptel bovin argentin. Adieu Patagonie ! Depuis trois jours, quelques simples pressions sur le volant sont suffisantes pour abattre les étapes journalières de quatre cents kilomètres. A la platitude du paysage s'allie la rectitude la route pour rendre les journées ennuyeuses, soporifiques. Au loin, nous pouvons apercevoir la ligne de circonférence de la terre, comme si nous  nous trouvions en mer. A mesure que nous nous approchons de la province de Buenos Aires, l'immensité céréalière se dévoile. La récolte  du maïs et du sorgho bat son plein et les troupeaux de centaines de magnifiques bêtes pâturent les chaumes qui ont été broyés après récolte. Rien ne se perd.

       

A Rosario, première grande ville argentine que nous rencontrons, nous touchons une partie de la misère. Fini la Patagonie et ses petits villages tranquilles où chacun à ses occupations, ses bêtes et son repas assuré. Le périphérique longe un grand bidon ville de cabanes de planches et de tôles. Les barres grises d'immeubles clapiers s'alignent un peu plus loin, tandis que les gens pique-niquent sur la bande de verdure coincée entre périphérique et nationale. C'est dimanche et les gens profitent de cette journée ensoleillée. Un grand pond suspendu enjambe le fleuve Paraná qui déborde largement de son lit, transformant  une grande partie de la région en gigantesque Camargue que nous traversons sur une route surélevée.

       

A mesure que nous nous enfonçons dans la province de Corrientes, la forêt fait son apparition. Depuis Ushuaia, nous n'en avions plus vu. Ici la forêt est artificielle, d'immenses parcelles sont plantées de sapins et d'eucalyptus. Le bois servira au bâtiment, à l'industrie et à fournir les innombrables piquets du pays. Il faut attendre la province de Misiones pour trouver la vraie forêt, dense et multiple, une sorte de jungle que les argentins exploitent à fond. Les scieries se suivent sur la route, approvisionnées par la ronde de camions, pliants sous les lourdes charges.

Misiones, c'est dans cette étroite province, coincée entre Brésil et Paraguay que ce sont installés les jésuites au XVIIème siècle après avoir fuit l'actuel Brésil ou ils étaient l'objet d'attaques des bandits et chasseurs d'esclaves. Nous nous arrêtons à San Ignacio pour visiter les ruines de la mission. Situé sur les berges du fleuve Paraná, ce village d'Indiens guaranis a comme objectif, lors de sa fondation par la Compagnie de Jésus dans les années 1630, l'établissement d'une organisation politique, sociale et économique nouvelle, qui a pour conséquence de bouleverser toutes les structures culturelles et sociales des indigènes. Les jésuites se consacrent néanmoins à la protection des Indiens, et ce jusqu'au XVIIIème  siècle, face à la domination des conquistadores puis des colons de la région, qui voient remettre en cause le concept de contrôle du territoire et de ses habitants jusque-là en vigueur. L'ensemble architectonique, réalisé en arsenic rouge qui lui confère sa couleur caractéristique et basalte, a été déclaré Patrimoine de l'Humanité en 1983. Même si plusieurs missions quadrillent cette région, les ruines de San Ignacio sont les mieux conservées et font l'objet d'une restauration permanente.

       

Nous passons la nuit dans un parc national en compagnie de Sébastien,  Claire et de leurs trois enfants que nous avons rencontrés la veille. Le matin nous nous baladons dans la forêt et admirons le fleuve Paraná qui s'écoule paisiblement à nos pieds. De l'autre côté c'est le Paraguay.

Il ne nous reste plus que quelques dizaines de kilomètres pour rallier les chutes d'Iguaçu. Iguaçu et le Périto Moreno,  les deux merveilles du pays s'il n'y avait que deux sites à  voir dans le pays, ce serait ces deux là incontestablement.

Il a beaucoup plu les jours précédents et le niveau de l'eau est haut, tellement haut que l'île San Martin qui se situe au milieu du cirque et normalement accessible est fermée.

       

       

Le petit train nous dépose au pied de la passerelle et nous voilà partis pour une balade d'un kilomètre sur le fleuve Iguaçu jusqu'à la chute principale : el garganta del diablo. Un bruit assourdissant  nous accueille tandis que les embruns nous fouettent le visage. Il faut guetter les changements de direction du vent pour sortir caméra et appareil photo. Sur un arc de cercle de plus de six cents mètres, le fleuve aux eaux ocre chute dans le vide d'une hauteur de quatre vingts mètres, mais c'est du circuit inférieur que nous avons la meilleure vue. Nous embrassons la totalité des quatre kilomètres des chutes du regard, gigantesque ! De plus, la chance est avec nous et un beau soleil inonde la région faisant apparaître des dizaines d'arcs en ciel éphémères. Nous avions vu Niagara, mais aucune mesure entre les deux chutes. Autant les premières sont policées et régulières, autant  les secondes sont changeantes et sauvages, allant même jusqu'à faire fermer le site lorsque leur débit est trop grand, ce qui fut le cas quelques jours avant notre arrivée.

       

       

Iguaçu c'est aussi un parc plein de vie. Tout autour, la forêt subtropicale humide renferme plus de deux mille espèces de plantes et abrite une faune typique de la région : tapirs, fourmiliers géants, singes hurleurs, ocelots, jaguars, caïmans. Nous ne verrons que quelques coatis (sorte de raton laveur), qui se régalent de pamplemousses qu'ils montent décrocher au plus haut des arbres et d'une myriade de papillons aux couleurs chamarrées.

       

Nous sommes pratiquement au terme de notre voyage et il ne nous reste plus qu'à rejoindre Buenos Aires pour la partie paperasse qui précède tout embarquement. Pour se faire et éviter de rouler sur nos pas, nous choisissons une route plus à l'Est qui traversera le sud du Brésil et l'Uruguay, deux nouvelles étapes à ajouter à notre périple.

 

Dernière mise à jour ( Saturday, 22 May 2010 )

Ushuaia et Perito Moreno E-mail Imprimer
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Monday, 03 May 2010

Argentine : Depuis la carretera australe chilienne à Ushuaia et au Perito Moreno

Voilà près de deux semaines que je ne me suis pas mis devant le clavier et pour cause, qui avait-il à dire, tout du moins dans les premiers jours. Nous avons quitté la carretera chilienne et  sommes entrés dans la plaine de Patagonie, vaste plaine, morne plaine. Tient ça me rappelle quelque-chose ! A peine quelques ondulations du terrain et la piste qui ne défile pas, mauvaise, Argentine. Les moutons nous regardent passer et les oies sauvages qui occupent l'espace par milliers nous ignorent. Elles avancent par couples à la recherche de leur pitance journalière. Un renard traverse la route et un blaireau prend le soleil. Voila résumés nos premiers jours. Nous traversons maintenant la plaine et roulons vers l'atlantique dans l'immense champ pétrolier de l'état de Santa Cruz. Une ville industrielle a vu le jour dans ce paysage sordide  de pompes en continuelle oscillation : Las Herras, lugubre.

       

Nous roulons rapidement plein sud. Les localités et pueblos défilent jusqu'à Rio Gallegos, dernière ville du pays avant notre retour provisoire au Chili. Depuis quelques centaines de kilomètres, les Guanacos, genre d'alpagas légèrement plus petits et les Nandous, autruches américaines plus petites également que leurs cousines africaines ont fait leur apparition par dizaines. Tout comme les kangourous australiens, les guanacos peu farouches paient un lourd tribut à la route.

 

Passage rapide de la frontière  et nous roulons à nouveau au Chili, pas pour longtemps. Un bac rapide nous fait traverser le détroit  de Magellan et nous voilà en terre de feu, notre étape la plus australe du voyage. Le paysage n'évolue guère et n'incite pas à flâner. A nouveau la frontière et toujours la même herbe rase avec les  mêmes moutons dans cette immense prairie rocailleuse. Il faut attendre les cent derniers kilomètres de notre parcours pour que le spectacle commence. J'ouvre une parenthèse à ce sujet : Pendant notre descente américaine, nous avons rencontré pas mal de touristes qui nous parlaient d'Ushuaia d'un air désabusé : « Pas terrible ; histoire de dire qu'on y est allé ; 600 km de piste pourrie etc... » J'ai failli renoncer et j'aurai commis une grave erreur.

      

Si je peux me permettre d'ajouter  un conseil à la bible du voyageur ce serait le suivant : « Si, sur les dires et conseils des voyageurs de rencontre, on peut ajouter un site à son itinéraire, sur ces mêmes dires et conseils, ne jamais annuler un site de son voyage ».

Passée la petite localité de Tolhuin, la plaine s'estompe rapidement et la forêt fait son apparition. Une forêt basse et drue que l'automne a colorée de rouges et de jaunes, de rouille et des dernières touches de vert. Les étangs et les lacs se succèdent  reliés entre eux par de petits ruisseaux aux eaux vives et glacées. En arrière plan, les monts acérés de la cordillère sont en parties recouverts de neige. Spectacle magique ! Les plus beaux paysages Argentins sans aucun doute. Cerise sur le gâteau, c'est sous un soleil radieux mais frais que nous arrivons à Ushuaia. S'il est vrai que la ville ne brille pas par son architecture, elle ne manque cependant pas de charme. Construite en croissant de lune sur le canal de Beagle, les maisons partent timidement à l'assaut des flancs des montagnes  enneigées qui la surplombent. Quelques pistes de ski encore au repos fendent la forêt pour venir mourir au pied des dernières maisons de la ville. Dans le port, deux ou trois bateaux vident leurs cales tandis qu'une petite escouade de voiliers français fait relâche le long du ponton.

      

      

Le temps de régler l'intendance et nous nous enfonçons dans le parc de la terre de feu, le terme de la route nationale numéro 3. Plus loin, c'est le pacifique et les 50ème rugissants. Dans l'eau froide, les lions de mer chahutent. Nous immortalisons l'instant. Nous passons deux jours en symbiose avec la nature au milieu des lapins. A la veillée devant le feu de camp,  un renard vient nous rendre visite et s'installe à deux mètres de nous, guettant le moment où nous lui jetterons  un os à rogner. Superbe ! Quelques belles truites et un saumon atlantique viennent compléter l'ordinaire et le soleil qui continue de nous accompagner. Quoi demander de plus ? Pendant que l'on pêche, Masya tient conférence au milieu d'un groupe de sympathiques français en voyage organisé entre Argentine et Chili.

      

      

Il est temps maintenant d'attaquer la remontée d'autant plus que dans la nuit les premières neiges sont tombées sur les hauteurs, signal avant coureur de l'hiver qui s'installe dans la région. Nous passons le dernier col alors que les flocons commencent à tomber. Demain nous serons à Punta Arénas.

      

 

Le parc des glaciers

Nous venons de quitter la terrible piste chilienne et retrouvons avec « plaisir » la plate et ennuyeuse Patagonie Argentine et sa belle route qui nous amène rapidement à El Calafate. En chemin, nous effectuons un petit arrêt ravitaillement à Esperanza. Le pompiste m'informe que l'eau n'est pas potable et doit juste servir à la douche et pour cause, après un moment, une terrible odeur d'égout remonte du réservoir que je dois vidanger illico presto.

El Calafate est avant tout une ville touristique qui vit sur le dos du Perito Moreno voisin. Nous y passons une journée à traiter l'intendance : Linge à faire laver, remplir le frigo etc... Pendant ce temps les enfants travaillent ou font semblant et les adultes refont le voyage en palabres et peaufinent  l'itinéraire à venir.

On nous avait dit qu'il était possible de feinter l'entrée du parc des glaciers en passant après 20 heures. Encore une fausse vérité comme on en entend partout lorsqu'on croise des voyageurs. Etait ce vrai il y a quelques temps de là, je ne sais pas. Le fait est que nous nous trouvons face à une entrée barrée et gardée par un vigile qui nous demande de nous garer et d'attendre le lendemain. A 8 heures nous pouvons entrer avoir acquitté les 75 pesos par personne du droit d'entrée.

      

Nous avons vu beaucoup de glaciers jusqu'à ce jour, les Fox ou Frantz Joseph en Nouvelle Zélande, les glaciers d'Alaska ou de Colombie Britannique, mais rien qui ressemble au Perito Moreno.

      

Alors que presque tous les glaciers fondent comme neige au soleil, le Perito continue à grandir d'année en année. Nous nous installons et contemplons sa gigantesque face abrupte de soixante mètres de hauteur et de cinq kilomètres de large qui avance imperceptiblement, millimètres par millimètres, inexorablement. Il  vient buter sur la roche remontante du fond du lac Argentino et, sans issue il craque sous la formidable poussée des millions de tonnes de glace qui dévalent des trois vallées en arrière plan. Comme un gigantesque troupeau de moutons qui buteraient face à un précipice et que les suivants, ignorant du danger pousseraient dans le vide, les pans de glace se détachent et chutent dans le lac. Coups de fusil, rafale de mitraillette, coups de canons des blocs  de glace qui frappe la surface gelée du lac ou gigantesques ploufs des pans qui s'affaissent, nous l'écoutons gémir et hurler, nous guettons les failles, pronostiquons la prochaine chute et tout à coup, le regard porte sur une fissure qui grandit à vue d'œil, les appareils photos et les caméras se braquent prêtes à immortaliser l'instant de délivrance. Superbe, grandiose !

      

Face à nous, un pan entier s'effondre. Des centaines de tonnes s'enfoncent dans l'eau. Mathieu mitraille et je filme la scène, nous sommes chanceux. Nous restons un jour devant cette beauté d'un bleu si parfait, si pur. Le Perito Moreno fera partie sans aucun doute du hit parade des plus beaux paysages de notre voyage.

      

Ce soir nous faisons une petite fête dans le camping car. Dehors la pluie commence à tomber. Les tous petits dans le véhicule de Jérôme et  les grands dans celui de Ludo regardent des films tandis que les parents boivent le champagne dans le notre. Demain nos routes vont se séparer.

       

Ludo et Jérôme partiront vers le Fitz Roy plus au nord avant de redescendre vers Puerto Natales pour s'embarquer pour une croisière de quatre jours dans les canaux Chiliens jusqu'à Puerto Montt, pari osé, car l'hiver s'installe rapidement dans la région ; quant à nous, nous prenons la direction du sud avant de remonter rapidement par la route atlantique vers la péninsule de Valdés et plus au nord vers les chutes d'Iguaçu, mais ça, c'est une autre histoire.

    

 

Dernière mise à jour ( Monday, 03 May 2010 )

Top! Top!