A peine avons-nous passé la frontière que nous bifurquons déjà à droite vers une distillerie de rhum. Le rhum de Panama est soit disant l'un des meilleurs au monde. Nous demandons à voir. Les champs de cannes à sucre défilent de part et d'autre de la chaussée, tandis qu'un soleil chaud nous harcèle. Nous remontons une allée bordée de grands arbres centenaires et pénétrons sur le domaine de la distillerie. Une visite rapide de la chaine de fabrication et des chais où reposent quelques rhums dans des barriques de chêne et c'est l'heure des achats, histoire de vérifier si les dires sont justifiés. Notre rendez vous à Panama pour l'embarquement du camping car est prévu pour dans quatre jours. Nous avons le temps de faire un tour à Boquete.
Boquete, est une petite bourgade de moyenne montagne aux températures clémentes. Pour cette raison, beaucoup d'étrangers y ont élu domicile, dont Jean-Marie, qui s'est installé là depuis quelques années après avoir fuit un Costa Rica trop chaud et trop corrompu selon lui. Nous passerons un moment agréable en sa compagnie dans sa crêperie. Boquete, c'est aussi les immenses plantations de caféiers qui occupent les flancs de montagne. A la finca Lerida, nous observons les dizaines de colibris qui de leurs trompes recourbées aspirent le nectar au fond des profondes clochettes oranges de fleurs inconnues.
Nous nous arrêtons un moment dans une usine où sont préparés les grains de café avant d'être envoyés à la torréfaction à Panama. Dans le grenier repose le trésor de plusieurs tonnes de café. Magnifique !
Il est temps maintenant de reprendre la route. Nous rejoignons la panaméricaine et mettons le cap sur la cuidad de panama. Nous roulons depuis environ une heure quand, à un contrôle de police et de douane financé par la DEA américaine, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, nous rencontrons une famille française du calvados qui comme nous, se rend à panama pour y embarquer son véhicule. Nous décidons de faire un bout de route ensemble. A plusieurs, nous serons plus fort dans les négociations à venir. La famille Terrier est originaire du calvados et voyage depuis environ huit mois avec ses trois enfants du continent nord américain vers l'Argentine.
Après un début de pays verdoyant, nous roulons maintenant dans un paysage de collines basses et grillées par le soleil. Du coup, le pays perd un peu de ses attraits touristiques. Plus loin, sur notre gauche, les montagnes font écran avec la mer des caraïbes.
Après une première nuit passée en compagnie de Ludovic, Ingrid, Léon, Ava et Sacha dans le seul camping du pays où, nous faisons plus ample connaissance autour d'un verre de rhum qui justifie pleinement sa réputation, Joël va hurler, nous arrivons enfin à panama. Notre première vision de la ville, nous l'avons depuis le pont qui enjambe le canal de Panama. Dessous nos pieds, avancent lentement les immenses cargos vers l'écluse Mira florès.
Le canal de panama long d'environ quatre vingt kilomètres relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique par l'isthme de Panamá. Il s'étend de Cristobal, dans la baie Limón, côté Caraïbes jusqu'à Balboa, dans le golfe de Panamá, côté Pacifique. Sa profondeur minimale est de douze mètre pour une largeur de quatre vingt dix mètres. Trois écluses, élèvent les navires de vingt six mètres jusqu'au lac de Gatún.
Après plusieurs décennies de tergiversation stériles sur la faisabilité du canal au XVIème siècle, l'intérêt du canal fait sa réapparition au XIXème avec le début de la ruée vers l'or et il faut attendre encore plusieurs années avant que le projet se réalise enfin sous la tutelle américaine qui en contrepartie s'octroya la gérance jusqu'en 2000, date à laquelle, il fut rendu à l'état de Panama. Ferdinand de Lesseps, le père du canal de Suez fonda une compagnie qui travailla sur le creusement du canal pendant huit ans de 1881 à 1888 avant que n'éclate le scandale de « l'affaire Panama » dans lequel furent mis en cause de nombreux parlementaires français et qui condamna l'entreprise à la faillite. Par la suite, en 1902, il offrit ses services aux américains.
La construction du canal de Panamá est considérée comme l'une des plus grandes œuvres d'ingénierie de tous les temps. On pensait qu'il serait terminé en dix ans, mais il ne fut pas opérationnel avant l'été de 1914. La construction nécessita non seulement de creuser presque 150 millions de m3 de terre, mais aussi d'assainir la totalité de la région, qui était infestée de moustiques, terribles propagateurs de fièvre jaune et de malaria.
Le lendemain à la première heure, nous ne sommes plus deux dans le bureau d'Evelyn Batista, notre transitaire de chez Barwil, mais quatre français bien décidés à obtenir les meilleurs prix possibles. Nicolas, journaliste français établi à New York en route pour son tour du monde avec une amie, Nadia et Vincent qui fait la route vers chez lui au Chili, nous ont rejoints. La discussion est âpre avant de tomber enfin d'accord. Maintenant il nous faut faire vite car nous devons amener les véhicules au port de Manzanillo le lendemain et de nombreuses étapes nous attendent (je ferai une page spéciale ultérieurement qui pourra peut être aider de futurs candidats). Il fait nuit, lorsque épuisés et satisfaits, nous regagnons notre hôtel où nous attendent femmes et enfants.
Il fait encore nuit lorsque nous quittons l'hôtel vers Colon et le port de Manzanillo au Nord de Panama. Une rude journée nous y attend, entre attentes et formalités d'embarquement. Pendant ce temps, une partie du groupe à pris un vol compliqué de plus de dix heures avec deux escales vers Cartagena. Les avions assurant la liaison sont de petits bimoteurs de 36 places et nous sommes douze. Seuls Masya et les enfants nous attendent à l'aéroport et voyageront avec nous sur le vol direct du soir.
C'est avec le cœur léger qu'à vingt trois heures, après une heure dix de vol tranquille, nous posons le pied sur le sol colombien. D'autres tracasseries nous y attendent, mais c'est une autre histoire.
Dernière mise à jour ( Sunday, 31 January 2010 )
Costa Rica
Friday, 22 January 2010
Costa Rica du 4 au 14 janvier 2010
Nous roulons enfin au Costa Rica. Entrer dans ce pays après les fêtes de Noël est quelque chose que nous ne sommes pas près d'oublier. Arrivés vers 13 heures à la frontière côté Nicaragua, nous y sommes devancés par une dizaine de bus qui ramènent au Costa Rica les travailleurs Nicaraguayens, Honduriens et Salvadoriens qui sont rentrés chez eux pour les fêtes. Commence alors l'attente dans une queue interminable en pleine chaleur. Deux heures pour enfin rallier le guichet et faire tamponner les passeports. Nous partons vers le Costa Rica pour y recommencer la queue contrôlée par un policier et qui s'étire en huit méandres d'une vingtaine de mètres chacun. Heureusement ici les formalités sont rapides et en moins d'une heure les sésames sont apposés sur nos passeports. Il ne nous reste plus que le véhicule et enfin nous sommes libres.
Ce qui change le plus, lorsque l'on arrive dans ce pays et qui mérite d'être souligné, ce sont les grilles et fusils qui disparaissent pratiquement du paysage ainsi que les ordures qui ne jalonnent plus les routes.
Nous roulons sur une panaméricaine en parfait état bien qu'étroite. La végétation luxuriante qui nous entoure fait rapidement oublier les collines déboisées des pays voisins, nous croisons de belles et grandes prairies où paissent de grands troupeaux de vaches à bosse comme l'on trouve en Asie et longeons quelques fermes importantes et modernes. Nul doute, nous venons de changer de monde. Le parc automobile change également et s'étoffe. Finit les poubelles roulantes et les camions pétaradants. Ici les 4x4 américains et les berlines japonaises rutilants occupent le haut du pavé. Depuis le Mexique, nous croisons régulièrement quelques Peugeot et Renault.
Nous décidons de passer notre première nuit sur la plage, côté pacifique. Pour se faire nous devons rentrer dans un parc national qui en fait se limite à la plage. Première et amère surprise, le prix d'entrée : 2 $ pour les locaux et 10 $ pour les « extranjeros » comme nous. Le prix s'entendant bien sûr par personne plus le prix à payer pour le véhicule. Ici il n'y a pas de « pass » comme aux états unis qui moyennant 80 $ donne accès à tous les parcs américains pour vous, votre famille et votre véhicule. Donc après une première nuit passée sur le bord ...de la route, nous longeons la côte pacifique vers le sud. Bien vite la route fait place à une piste caillouteuse qui s'enfonce dans la forêt sur plusieurs dizaines de kilomètres. Chaque accès à la mer est la propriété d'un Costa Ricain où d'un américain qui a investit dans le pays et qui compte bien rentrer dans ses frais...
Nous faisons halte à Guajiniquil dans un complexe hôtelier et résidentiel. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Mathieu et nous allons le fêter. L'endroit est magnifique et idéalement positionné sur le bord d'une plage de rêve. Tout y est : le luxe, le confort, le cadre, la qualité de la nourriture. Il ne manque que le principal : les touristes.
Nous rencontrons une sympathique jeune femme Suisse qui gère depuis neuf ans déjà les luxueuses villas. Elle nous retrace rapidement l'histoire des lieux. Quelques américains ont investis ici, il y a une dizaine d'années en faisant construire de luxueuses villas après avoir hypothéqué leurs propriétés aux States. Vivant avec le meilleur de la nourriture, des vins, sur la dizaine de cartes de crédit entassée dans leurs portefeuilles, ils ont été rattrapés par la crise et les banques sont devenues propriétaire des biens, tant au Costa Rica qu'aux usa. Aujourd'hui, la plupart des villas sont vides et le propriétaire de l'hôtel est obligé de morceler et vendre son terrain pour survivre. Un immeuble inachevé domine les lieux, malheur à ceux qui avaient acheté leur futur appartement sur plans.
Après une excellente soirée, nous reprenons la route en direction du centre du pays. Nous roulons maintenant vers le volcan de l'Arenal. Nous grimpons gentiment sur une petite route à travers une jungle dense et foncée due aux incessantes précipitations qui arrosent la région. Dans cette région, il tombe environ trois mètres d'eau par an et bien entendu, aujourd'hui il pleut tout comme il pleuvait hier et les nuages qui nous entourent rendent la visibilité vers le volcan nulle. Heureusement, au détour d'un virage, une bonne surprise nous attend. Un groupe de Coatis cherche sa pitance et semble apprécier notre présence et celles des usagers qui comme nous se sont arrêtés pour les photographier.
Nous nous stationnons dans un pré camping face à l'entrée du parc de l'Arenal et attendons. Demain il fera peut être meilleur. A l'heure où j'écris ces quelques lignes, de nombreux bus et vans de touristes entrent et sortent du parc. Les gens sont déçus !
Sept heures, la pluie martèle le camping car. A quoi bon insister, petit déjeuner et nous partons vers le volcan Poas un peu plus au sud. Sur la petite route qui nous amène vers San José, la visibilité n'excède pas vingt mètres. Les véhicules se suivent au ralenti jusqu'en bas de la montagne où enfin le brouillard disparaît. Il faut rentrer dans les faubourgs de San Jose avant d'attaquer l'ascension du Poas. Nous grimpons au travers des plantations de caféiers, croisons quelques hameaux où nous devons souvent demander notre route faute de panneaux indicateurs. Quelques vendeurs ambulants tentent d'écouler leur récolte de fraises. Le crépuscule s'annonce lorsque nous trouvons un stationnement à quelques centaines de mètres de la porte du parc national. La vallée est noyée dans un océan de nuages et de brumes. Nous regardons un film lorsque les lumières de San José nous apparaissent à travers la vitre du camping car. Le temps se lève. C'est peut être de bonne augure pour le lendemain.
Au petit matin, la vue sur la vallée, deux mille mètres sous nos pieds est magnifique. Sur notre droite, la baie de Nagoya sur le pacifique nous apparaît dans une netteté remarquable. Les villes de Puntarenas, Espiritu santo, Alajuela et San José occupent le fond de la vallée.
En compagnie d'une quinzaine de touristes, nous approchons du cratère du Poas. Tout au fond, le lac couleur émeraude aux eaux sulfureuses est nimbé dans les volutes de fumée qui s'échappent du cône. Nous continuons notre balade vers un petit lac situé de l'autre côté du volcan avant de quitter le parc. Ici aussi, le parc est petit, juste de quoi faire une ou deux photos. Vous payez pour un repas complet et on ne vous sert que le dessert. C'est un peu l'impression que l'on ressent jusqu'ici, en visitant les parcs Costa Ricains et on reste sur sa faim. Espérons que cela changera à mesure que nous nous enfoncerons dans le pays.
Nous mettons le cap vers le la mer des caraïbes avec en point de mire le parc de Tortugero. C'est là qu'en juillet et août les tortues de mer viennent pondre. A cette période de l'année, il s'agit de faire une balade dans les canaux au milieu de la forêt tropicale pour voir un maximum d'animaux. Nous roulons depuis une quinzaine de kilomètres lorsque nous arrivons à des travaux routiers. La route est coupée et il nous faut faire demi-tour. Dans ce pays, les panneaux sont une denrée rare ! Une fois de plus, nous devons redescendre dans la banlieue de la capitale et chercher notre route. Pour ne rien arranger, il existe souvent plusieurs localités du même nom et tantôt on vous envoie à droite, tantôt à gauche. De plus, la cartographie GPS n'est pas précise du tout, ce qui n'arrange rien. Finalement, nous trouvons la sortie de ce labyrinthe et nous devons retraverser la chaine montagneuse qui coupe le pays en deux parties : Pacifique et Caraïbes, par la « rain forest ». Jamais forêt n'a mieux mérité son nom. La pluie redouble de violence. L'accalmie n'aura été que de courte durée.
Après une nuit sur le bord de la route à Cariari, nous pointons au petit matin à Pavona. C'est ici que la route s'arrête ou plutôt la piste car depuis une vingtaine de kilomètres nous roulons sur une piste de galets au milieu des ruisseaux et bananeraies. Nous embarquons à bord d'une longue barque taxi et commençons la descente des eaux limoneuses du rio Suarte vers le village de Tortugero. La barque pilotée avec dextérité slalom entre les débris de bois flottants, négocie les méandres serrés et débouche enfin, après plus d'une heure de navigation sur un fleuve large à l'approche du village. Une famille de québécois part vers l'hôtel qu'elle a réservé tandis que nous négocions le prix de l'excursion dans le parc.
Nous voilà dans une barque, rame à la main pour aider notre guide à remonter le courant. Nous quittons rapidement le large fleuve pour nous enfoncer dans les petits canaux qui découpent la jungle tropicale. Notre guide qui a un œil d'aigle nous fait découvrir toute une variété de reptiles et d'oiseaux : iguanes, basilic, caïman, singes, héron et beaucoup d'autres oiseaux inconnus que nous nous efforçons de photographier et filmer sous la pluie battante en essayant de préserver les appareils. Malgré les ponchos, nous sommes trempés jusqu'aux os. Nous finissons la balade par l'observation d'un magnifique paresseux qui se régale de feuilles tendres et que la pluie ne semble pas déranger. Il fait presque nuit lorsque nous retrouvons notre maison à roulettes.
La descente par la vallée de Turrialba est réputée pour la beauté du paysage, mais la pluie qui nous colle à la peau rend toute visibilité impossible ou presque. A de trop rares moments, nous apercevons quelques collines plantées de caféiers ou peuplées de petits troupeaux de vaches belles et grasses.
Nous retrouvons enfin le soleil en arrivant sur la côte pacifique où nous faisons nos deux dernières étapes à proximité de belles plages de sable gris désertes.
Nous avons enfin des nouvelles du bateau. L'embarquement sera pour le mercredi 21 janvier à Colon au Panama en direction de Carthagène en Colombie. Il est temps de passer la frontière.
Dernière mise à jour ( Friday, 22 January 2010 )
Nicaragua
Wednesday, 20 January 2010
Nicaragua du 2 au 4 janvier 2010-01-07
Les formalités de la frontière rapidement accomplies nous roulons maintenant dans un paysage rural. Nous longeons sur notre gauche, une chaine montagneuse peu élevée. Les champs de tabac occupent la plaine étroite tandis que les collines déboisées à outrance permettent la culture du maïs ou du café. Ici aussi, les maisons, boutiques et usines sont gardées par des gardes armés jusqu'aux dents et fortifiées par des grilles et fils de fer barbelés.
Bien qu'étant le plus grand des pays d'Amérique centrale, le Nicaragua n'en demeure pas moins un pays de taille moyenne, cinq fois plus petit que la France.
Nous avons décidé de ne pas nous attarder ici en raison du bateau qui nous attend à Panama pour transférer le camping car vers l'Amérique du sud et de consacrer plus de temps au Costa Rica qui de l'avis de tous est le plus intéressant des pays de l'Amérique centrale.
Après une première nuit passée sur le bord de la route, nous arrivons à Granada, ville coloniale de l'empire Espagnol
Fondée par des Espagnols en 1523, la ville de Granada a conservé de nombreux églises et bâtiments datant de l'ère coloniale.
Nous trouvons un stationnement en plein centre de la vieille ville, dans le parking de la croix rouge qui gagne ainsi quelques Cordobas, la monnaie locale. De là, nous partons à la découverte de la ville. Nous remontons la rue principale en principe réservée aux piétons. Bordée de restaurants et cafés, elle est envahit par les rares touristes présents au Nicaragua. Les prix sont affichés en dollars et ressemblent assez à ce que l'on trouve chez nous. Dans ces conditions, rares sont les Nicaraguayens aux bas salaires, les plus bas de l'Amérique centrale, qui partagent les tables.
Quelques beaux bâtiments datant de l'époque coloniale occupent encore l'espace. L'entretien fait souvent défaut, principalement vers la place du marché central envahit par les marchands de tous genres. Sur la place centrale, un orchestre joue de la musique folklorique tandis que quelques spectateurs esquissent quelques pas de danse.
Un trait commun à chaque pays d'Amérique centrale où du Mexique, la saleté ! Des tonnes, des montagnes d'immondices jalonnent les routes, spécialement à l'approche des villes et villages sur lesquelles les charognards cherchent leur pitance. Ici à Granada, la rivière traversant la ville sert d'égout et roule ses eaux noires et odorantes.
Nous roulons maintenant sur les bords du lac Nicaragua, le plus grand d'Amérique centrale. Il est relié au lac Managua un peu plus au nord par la rivière Tipitapa. En son milieu trône les volcans jumeaux Conception et Maderas. Ils forment à eux deux l'île d'Ometepe qui abrite de nombreux petits villages. Un dernier regard sur le lac depuis un champ d'éoliennes et nous pénétrons au Costa Rica.
Dernière mise à jour ( Wednesday, 20 January 2010 )